La séance d’ouverture de la convention « La qualité dans l’environnement bâti » 2026 à Winnipeg réunit l’aîné Albert D. Marshall et l’architecte Richard Kroeker pour une conversation sur la manière dont les modes de savoir autochtones peuvent redéfinir notre conception de la qualité dans l’environnement bâti. Au cœur de la discussion se trouve la « le double regard » (Two-Eyed Seeing), qui consiste à tirer parti conjointement des atouts des systèmes de savoir autochtones et occidentaux, ainsi que des principes connexes de relations, de réciprocité, de relation et de responsabilité. À travers des récits portant sur l’architecture, l’éducation, la terre, les matériaux et la communauté, les intervenants remettent en question les approches conventionnelles qui traitent les bâtiments comme des objets isolés et nous invitent plutôt à les considérer comme faisant partie intégrante de relations dynamiques entre les personnes, les lieux, les matériaux, les écosystèmes et les générations futures.
La conversation s’ouvre ensuite à l’ensemble de l’auditoire, invitant étudiants, enseignants, architectes, chercheurs, écologistes et membres de la communauté à débattre de la réconciliation et des actions concrètes. Les thèmes abordés vont de la représentation autochtone dans l’enseignement de l’architecture et du rôle des aînés à l’apprentissage ancré dans le territoire, en passant par l’accessibilité, la protection de l’environnement, la propriété foncière, le logement, la consommation d’énergie, les valeurs économiques et les obstacles structurels qui façonnent la conception et les politiques. Tout au long de la session, le débat revient sur un enjeu central : passer de la discussion à l’action, et repenser l’environnement bâti comme une opportunité de restauration plutôt que de destruction. Avant tout, l’aîné Marshall invite les participants, en particulier la prochaine génération, à prendre conscience de leur identité, à s’inspirer de multiples modes de connaissance, à travailler collectivement et à réfléchir à la manière dont leurs décisions peuvent profiter à la fois aux personnes et au monde naturel pour les générations à venir.
Vous pouvez visionner l’enregistrement de la session ci-dessous (en anglais):



